Le candaulisme

Le candaulisme

Le candaulisme fait partie des nombreuses pratiques libertines. L’origine du terme est liée au roi Candaule (Grèce Antique du VIIIème siècle avant J.C) qui « donna » sa femme à un autre homme afin de regarder leurs ébats sexuels. Aujourd’hui, ce terme est donc utilisé pour décrire une personne qui éprouve du plaisir à regarder son/sa partenaire faire des galipettes avec un/une autre. Un brin de folie dans l’intimité qui fait son effet.

Le candaulisme
Le roi Candaule montrant sa femme à Gygès, par William Etty.

Un fantasme très masculin

Cette pratique semble très genrée. Même si quelques femmes en sont adeptes, les hommes sont majoritaires à vouloir partager leur femme avec un autre. Il semble donc que ce soit un fantasme très masculin. La raison ? Il n’y en a pas d’officielle… On peut supposer que la sexualité de l’homme étant très souvent basée sur le visuel, cela joue un peu. On peut également penser que c’est un moyen pour les hommes de vivre par procuration une expérience homosexuelle en se projetant via sa partenaire… Les pistes sont multiples !

Les différentes formes de candaulisme

– Le candaulisme passif

Il se peut que le partenaire officiel ne soit pas au même endroit que les deux amants. Tout se passe alors au niveau de l’imaginaire de monsieur. Sa partenaire se retrouve seule avec son amant et peut tenir son homme au courant de ses aventures par messages, photos, vidéos … Une fois rentrée à la maison, elle lui raconte ses aventures et le détail de ses émois.

– Le candaulisme participatif ou complice

Partie de jambes en l’air pleine de complicité, cette pratique s’adresse aux couples fusionnels. Dans ce cas le partenaire prend du plaisir en regardant sa femme faire des galipettes avec un autre. La femme peut chercher à croiser le regard complice de son homme puisqu’ici, c’est l’échange et la complicité du couple qui procure du plaisir. Le couple décide au préalable des mises en scène de l’acte sexuel. L’excitation est au rendez-vous lors de la préparation de l’acte, lors de l’acte lui même et des échanges complices, mais également lors des aveux une fois leur intimité retrouvée.

– Le candaulisme directif

Cette forme de candaulisme s’apparente aux relations soumis/dominant que l’on retrouve beaucoup dans le BDSM. Le plaisir nait de la docilité de la partenaire à exaucer tous les caprices du candauliste. La femme suit les ordres de son mari de façon consentie et est heureuse de combler ses envies. La femme est alors guidée dans sa relation avec son amant et tout le monde est au courant des barrières à ne pas franchir.

– Le candaulisme virtuel

L’homme publie sur internet (forums, sites libertins…) des photos suggestives ou nues de sa femme (consentante) et se délecte des messages et commentaires qui affluent. Le plaisir vient alors du fait d’exciter les autres par le biais de sa propre femme, et de voir que celle-ci est convoitée. La femme trouve également son plaisir dans tout ces messages flatteurs.

– Le cockholding

La traduction de l’anglais « cockhold » est « cocu ». C’est la forme la plus poussée du candaulisme passif. Toujours avec le consentement de l’homme, c’est la femme qui décide. Elle décide elle même de son amant et ne donne aucune information à son homme sur ce qui s’est passé. L’imagination en est d’autant plus stimulée.

Pourquoi vouloir partager son/sa partenaire ?

Les raisons de vouloir partager son/sa partenaire sont multiples en voici quelques-une :

  • prendre du plaisir à regarder son/sa partenaire faire des galipettes
  • prendre du plaisir par procuration et a envie de faire plaisir
  • peur ou impression de ne pas suffire à son/sa partenaire
  • anticipation par peur que son/sa partenaire aille voir ailleurs
  • envie de dominer
  • manque d’énergie sexuelle afin de satisfaire les besoins de son/sa partenaire
  • excitation dans l’élaboration de plans complexes et scénarii

Du fantasme à la réalité

Attention tout de même car du fantasme à la réalité, la marche peut être haute. Il y a une grande différence entre imaginer sa femme avoir un rapport intime avec le voisin et la réalité. Cette pratique demande une réelle complicité au sein du couple, et une véritable confiance commune. Il faut bien évidement que les deux soient consentants et qu’ils y voient tous les deux le côté excitant. Ce n’est en aucun cas une solution pour régler les problèmes de désir d »un couple, et ne vient pas combler leur défaillance. Comme pour toute nouvelle pratique, la communication est la clé, il faut se fixer des limites et se réserver des moments de « debriefs » sur ce qui était bien et ce qui l’était moins.

Pour ceux qui ont sautés le pas, on attend vos retours d’expérience !

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