Journée internationale du BDSM

Journée internationale du BDSM

Crédit photo : © Stocklib / Ruslan Solntsev

Chaque année, on célèbre la journée mondiale du BDSM le 24 juillet. A l’origine de cette initiative, un Espagnol dans un club fétichiste de Barcelone, le Rosas 5, qui remarquait qu’il existait des journées pour pratiquement tout sauf le BDSM. Et c’est comme cela qu’il a déclaré le 24 juillet, journée mondiale du BDSM. La nouvelle a mis un peu de temps pour faire son chemin et en 2008 l’Amérique du Nord reconnaissait enfin cette date comme officielle. Même si cela reste encore un peu trop confidentiel.

Depuis qu’il a enfin été reconnu en 1994 que les adeptes du BDSM ne souffraient d’aucuns dérèglements, troubles mentaux, la pratique du BDSM s’est révélée au grand jour, notamment à travers des romans comme « Histoire d’O », « les 50 nuances de Grey », ou « La Venus à la fourrure » de Sacher Masoch. Non seulement on a vu tout une littérature apparaître mais également de nombreux artistes se sont emparés des symboles et d’un certain décorum du BDSM dans leurs créations. Quand aux rapports entre les membres, on sait tous maintenant qu’ils sont très codés, que les mots sécurité, respect et consensuel forment la base de cette sexualité.

Alors pourquoi le 24 juillet ? Simplement parce que cette date en chiffre s‘écrit 24/7, soit 24 heures sur 24, 7 jours par semaines. Une autre manière de montrer que le BDSM est plus qu’une pratique mais bien un mode de vie.

Qu’est-ce que le B.D.S.M ?

Derrière ces quatre consonnes se cachent en fait plus de quatre notions.

  • B et D désignent d’abord le bondage et la discipline. Le bondage est le fait d’attacher un partenaire tandis que la discipline rappelle le principe d’obéissance aux règles et aux punitions.
  • D et S correspondent ensuite à la domination et à la soumission. Le premier étant la détention du pouvoir tandis que le second est l’obéissance à cette autorité.
  • S et M sont pour sadisme et masochisme. Pour simplifier, le sadisme est le plaisir d’infliger une douleur et le masochisme celui de l’éprouver.

Crédit photo : © Stocklib / Piotr Stryjewski

Pourquoi le BDSM ?

  • Parce qu’une étude scientifique très sérieuse a révélé que les adeptes du BDSM avaient une meilleure santé mentale que la moyenne, ils sont moins névrosé et moins angoissés !
  • Parce qu’une autre étude menée par des chercheurs américains a permis de découvrir que les adeptes du BDSM étaient moins stressés, cette activité aurait les mêmes effets que le yoga !
  • Parce que la science, encore elle, est capable d’expliquer pourquoi la douleur de la fessée est à l’origine de plaisir… Si même la science vous pousse au crime coquin, pourquoi se priver ?
  • Parce que le BDSM implique l’abandon de soi, l’oubli des conventions sociales et que cette liberté facilite le laisser aller au plaisir.
  • Parce que le BDSM nécessite une grande écoute des désirs de l’autre pour ne pas dépasser le seuil de douleur ou les limites fixées et que cela renforce ainsi la confiance, la complicité et le respect dans le couple.
  • Parce que le succès de la trilogie « 50 Nuances » a dédramatisé le BDSM et qu’il n’est plus considéré comme une activité érotique réservée aux gens bizarres dans les caves…
  • Parce qu’il vous offre la possibilité de varier vos jeux coquins en transformant la sage soubrette en punisseuse insatiable ou le mâle viril en geôlier abusif…
  • Parce que la palette des possibilités du BDSM est très large : s’attacher, s’aveugler, se fouetter, se soumettre ou dominer… Vous trouverez forcément chaussure de cuir à votre pied !

Le BDSM la nouvelle tendance vestimentaire?

Crédit photo : © Stocklib / Piotr Stryjewski

Que portent les filles du mouv en soirée (selon l’expression consacrée par Doc Gynéco, grand chef féministe des ’90, n’est-ce pas) ? On porte des harnais. Une jolie chose composée de sangles permettant d’attacher une personne. Des colliers de chienne, des soutiens-gorges à ouverture spécial torture de mamelons. Une posture de parfaite poupée soumise premier degré ? Un pied-de-nez à la domination masculine ? Une ironie quant à notre supposée soumission à laquelle nous ne croyons plus ? Notre liberté ici serait-elle si peu menacée que nous pourrions nous permettre de jouer de ses codes, de perdre un équilibre sur sa frontière, rechercher le frisson d’un nouveau basculement, à tout moment ?

Afin d’exploiter toutes les ressources de cette exploration érotique, il existe de nombreux accessoires qui permettent de donner à chacune des pratiques BDSM tout l’outillage nécessaire à leur réalisation. De même qu’un bon cuisinier ne pourra exercer tout son talent sans un minimum d’ustensiles adéquats, voici un aperçu des spatules et autres batteurs à œufs qui font des adeptes du BDSM de grands cordons bleus dans leur genre !

Crédit photo : © Stocklib / igorigorevich

La bougie, le bandeau, les menottes, le fouet,le bâillon, la pince à seins…

Et bien d’autres…

La liste des accessoires BDSM est longue et l’on pourrait parler encore des harnais, camisoles et autres accessoires qui restreignent les mouvements ; on pourrait citer également les colliers avec laisse pour les jeux de soumission ou les instruments qui sont plutôt orientés vers la douleur tels que ceux qui font appel à l’électrostimulation…

Les règles du jeu

Toutes ces approches érotiques qui tournent autour de la douleur, de l’humiliation ou de la punition doivent être régis par des règles afin qu’aucune limite ne soit dépassée. Ainsi, les personnes qui entretiennent des relations de ce type passent en général un genre de contrat oral ou écrit qui définit le champ des jeux afin que chacun connaisse les limites de l’autre.

A ce contrat s’ajoute également l’utilisation d’un « safe word », un genre de mot magique qui, dès qu’il est prononcé, met fin au jeu immédiatement. Car le BDSM n’est pas une quête de la douleur comme on le pense parfois, mais l’art de toujours s’approcher un peu plus des limites sans jamais les dépasser…

Nina

Source https://www.lelo.com/fr/blog/la-journee-mondiale-du-bdsm-un-coup-de-fouet-au-coeur-de-lete/

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