Interview d’une Maitresse et de son Soumis #1

Interview d’une Maitresse et de son Soumis #1

Chez Libertic, nous sommes excédés d’entendre encore beaucoup trop de clichés sur le milieu libertin. Pour cela, nous avons pensé à sortir une série de podcasts sous forme d’interview (le premier épisode sortira mi-septembre sur notre chaine YouTube ). Derrière le micro, les libertins raconteront comment ils en sont venus à libertiner, relateront certaines de leurs expériences et parleront du milieu.

Un couple aimant jouer de leur relation dominant/soumis, et préférant rester anonyme, a souhaité contribuer à ce projet en passant par l’écriture. Voici leur retour :

 Nous sommes un couple début soixantaine, marié sur un coup de foudre et avec plus de 40 ans de vie commune. Le sexe a toujours été très présent dans notre couple, mais les obligations professionnelles et notre vie parentale passant en priorité, le libertinage n’est resté qu’un fantasme. La véritable envie de percer les secrets de ce milieu (softement) a fait son apparition à la cinquantaine. Sans doute histoire de ne pas mourir idiot (lol). Nous nous sommes jusque là contentés de soirées privées, avec toutefois (pour Madame) l’envie de s’essayer en club. Nous y étions presque lorsque la pandémie est arrivée… Mais ça n’est que partie remise !

– Comment avez vous parlé de vos envies, qui a évoqué le sujet en premier ?

Parole de Maîtresse :

C’est à l’initiative de Monsieur que les jeux Dominant/Soumis sont apparus. Dès le début de notre relation il se sont révélés régulièrement présents dans nos rapports. Mais rien à voir avec ceux d’aujourd’hui. A l’époque, nous ne savions pas trop ce qu’était le BDSM, pour nous il y avait le SM (SadoMasochisme) pur et dur, et ce n’était pas notre truc.

Par amour l’un pour l’autre nous avons fait évoluer notre relation en D/s (Dominant/Soumis). Monsieur me guidait, et je me lassais mener, par amour. Il en était devenu un réel « souminateur » puisque les soumissions qu’il subissait partaient de ses idées. Comme j’étais très conciliante, je faisais en sorte que son plaisir jouissif soit comblé quasiment à chaque séance. Nos jeux étaient basiques, sans règle précise, jusqu’au jour ou monsieur, surfant régulièrement sur les sites libertins, a fait la connaissance d’une femme pratiquant les jeux D/s en tant que Switch (c’est à dire parfois dominante, parfois soumise). Cette fois-ci, elle cherchait un mâle à soumettre en tant que dominatrice...

Parole du soumis :

Cette femme je la nommerai  »Dame S ». Après un bref dialogue, elle m’a proposé de me tester en webcam sans montrer nos visages respectifs, mais uniquement nos corps. Je dû me mettre nu, et prendre différentes positions pour inspection du potentiel soumis que j’étais. Elle me déclara apte pour bonne obéissance à ses demandes ! Mais il n’était pas envisageable pour moi de me retrouver soumis pour une autre femme sans l’accord de ma compagne. J’ai ai donc fait part de ma courte expérience à ma compagne, et lui dit que Dame S serait d’accord pour une webcam à 4 en compagnie de son mari (également son Maître quand elle est soumise). Ma femme ayant accepté, et la réunion virtuelle s’étant bien passée, nous avons tous convenu de passer un moment en lieu neutre pour échanger sur le sujet.

Par la suite, nous nous sommes revus plusieurs fois en mode D/s. Nous avons ainsi fait l’un comme l’autre notre apprentissage du monde BDSM et des règles qu’il impose. Par la suite ma chérie est devenue ma Maîtresse et depuis nous évoluons à notre rythme, avec dernièrement la rencontre d’un libertin au top niveau de la Domination. Cela a déjà bouleversé notre façon d’approcher nos jeux, ainsi que le soumis que je suis et celui que je vais devenir !...

–  Comment l’intégration de cette relation D/s se fait-elle au quotidien ?

Parole de Maîtresse :

Pour faire simple, si le jeu de soumission perdure en dehors d’une soirée, il se doit d’être malgré tout en pause de temps à autre. L’écoute, la discrétion sur son état de désirs, d’envies ou même d’excitations doit rester contenue la majorité du temps. Il n’a le droit de l’exprimer que lorsque je lui en donne l’autorisation. Il serait impossible pour moi d’avoir un mari totalement soumis en permanence (idem pour lui). Cependant je prends un malin plaisir à le laisser en cage de chasteté histoire de le maintenir en éveil.

J’avoue aussi que la cage est pour moi un moyen d’être tranquille si je ne suis pas d’humeur pour les échanges amoureux. En ce qui concerne les jeux, une séance entre nous de temps en temps permet de calmer les ardeurs de monsieur. Les gages et les punitions sont plus souvent intégrés dans les soirées privées avec des couples où avec mon nouvel amant qui est également le Maître de mon mari.

– Avez-vous fixé des limites ?

Les limites sont :

  • Jamais l’un sans l’autre même si il peut y avoir des exceptions aménagés
  • Les interdits : pédophilie, zoologie, scatologie
  • Les marques indélébiles
  • Les jeux d’aiguilles

Pouvez-vous nous raconter des scènes particulièrement plaisantes pour vous ?

Parole de Maîtresse

Oui, la première était d’amener mon soumis vers des échanges bi avec un autre homme. Cela a été l’une des conditions pour que j’accepte de le soumettre. Il y a longtemps que je cherchais un bon amant dominant ; n’étant pas dominante dans l’âme je me suis faite à cette idée. Voir mon soumis obéir à un autre homme me titille. Cela ne s’est pas fait du jour au lendemain, la première fois que je lui en ai parlé, il a crû à une blague… Mais non ! N’ayant pas essuyé un refus catégorique au départ, il a cependant mis du temps à se faire à cette idée… Il y a seulement cru le jour ou il s’est retrouvé devant les faits !

Lors d’une soirée avec Dame S et son mari (nos complices), nous avions convenus d’un petit stratagème tout gentil et tout en douceur pour lui faire franchir le premier pas. Il faut savoir que pour mon mari, rien que le fait de penser à la possibilité de toucher une autre verge que la sienne était rédhibitoire. Alors prendre un pénis en bouche… pas évident pour lui de l’accepter !

Mais après quelques jeux avec Dame S, cette dernière lui ayant bandé les yeux et l’ayant bien en mains, elle lui fit faire des attouchements subtilement dosés sur la verge de son homme. Elle passa ensuite à d’autres jeux, histoire de le décontenancer et de faire mûrir son interrogation. Rien de tel que des pinces tétons et un peu de cire de bougie sur le bas ventre pour chasser ses appréhensions. En fin de séance, il se retrouva à genoux devant nous trois qui venions de prendre du plaisir. Dame S faisant une fellation à son homme en ma compagnie, fit signe à mon mari de venir plus près. Je l’incitais également et le pas de la mise en bouche de cette verge fut réalisé en quelques instant sans aucun traumatisme. À nos questions du « alors comment c’était ??? », ses premières impressions furent : « c’était chaud et hyper doux, ça fait bizarre! « 

Parole du soumis :

Jusque là j’ai toujours eu envie d’être soumis à une femme. J’aime me retrouver à leurs ordres, les servir, les aduler, être présent pour les soutenir et parfois les amuser. Pour moi la domination féminine est source d’excitation mais aussi de bien être. J’aime avant tout être prévenant et attentionné envers elles, j’aime leur perversité qui souvent rejoint mes propres envies. Leur abandonner mon corps et mon plaisir jouissif suivant leur bon vouloir peut être hyper excitant comme méga frustrant, et c’est le jeu ! Pour ma part j’ai d’excellents souvenirs de moments de soumissions à ajouter à celui de ma découverte de la bisexualité.

Je me souviendrai toujours de mes sorties sur la terrasse d’un amant, pendant 5 / 10 minutes, nu et en laisse avec mon collier de chien. Plug et cage de chasteté en place, aux pieds d’une Maîtresse exigeante, je lui donnais du plaisir avec ma petite langue par 5°C. De temps en temps je pouvais même apercevoir voir ma Maîtresse au travers de la baie vitrée, faisant l’amour avec Monsieur… Je me souviens encore de la balade d’été, au claire de lune, dans des chemins entre les champs, perdu au milieu de nul part. Toujours nu avec laisse, collier et cage, et promené ainsi sur 1,5 km avec cette image de ma cage qui scintillait sous les lueurs de la lune.

La dernière sortie extérieur très marquante fut celle d’un jour de pique-nique avec le merveilleux trio que nous formions ma Maîtresse et une amie. À la fin du repas, cette dernière a soudainement eu l’idée de me demander si j’accepterais qu’elle me promène dans le chemin nu en laisse ! Interloqué, je lui ai répondu qu’éventuellement je serais d’accord en lui proposant d’aller un peu plus en retrait. Elle se leva d’un coup et me fit signe de la suivre. Une fois à l’écart, elle m’ordonna de me déshabiller, je me retrouvais donc à ses pieds, encagé et nu pour la suivre à 4 pattes quelques mètres. Puis se retournant fasse à moi, elle retira sa culotte et s’accroupit sous mes yeux pour laisser jaillir de longs jets de champagne doré. Une fois terminé, elle m’intima l’ordre de venir passer quelques coups de langue pour ne pas salir sa culotte !

Tous ces moments restent des moment particulièrement plaisants, et je suis sûr qu’il y en aura beaucoup d’autres ! Dans nos prochaines aventures, il est certain que mon assouvissement envers ma Maîtresse et son nouvel Amant ( »mon Maître ») nous fera évoluer vers d’autres perversions tout en respectant nos règles…

la fessée

Suite au prochain épisode…

2 réflexions sur « Interview d’une Maitresse et de son Soumis #1 »

  1. Voilà un couple pour ne pas dire LE couple qu’il faut suivre pour apprendre ce qu’est le BDSM !
    Nous les suivons depuis plusieurs années maintenant et prenons toujours un réel plaisir !!!

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